Toyota RAV4 II (XA20) (2000 – 2005)
Score de fiabilité : 8.2/10
Le Toyota RAV4 de deuxième génération (nom de code XA20) marque un tournant décisif pour le modèle. Fini le petit 'Fun Cruiser' de la première génération, le XA20 s'embourgeoise, grandit et devient un SUV compact polyvalent, tout en conservant des déclinaisons 3 et 5 portes. Il repose sur une plateforme dédiée (et non plus dérivée de la Corolla). Très prisé pour son comportement routier dynamique, sa transmission intégrale permanente (sur les versions 2.0 et plus) et sa modularité (sièges arrière extractibles), il a dominé le marché européen et nord-américain. Un restylage (facelift) est intervenu fin 2003, apportant des pare-chocs redessinés, de nouvelles optiques et, surtout, des corrections techniques majeures sur les motorisations essence. Note globale de la génération : Un excellent c
✅ Points forts
- Fiabilité globale exceptionnelle des blocs essence (hors BVA 2000-2003)
- Comportement routier dynamique et proche d'une berline
- Transmission intégrale permanente très efficace (répartition 50/50 avec différentiel central à glissement limité)
- Modularité arrière (sièges coulissants, rabattables et entièrement extractibles)
- Qualité d'assemblage et vieillissement des plastiques intérieurs
- Distribution par chaîne sur tous les moteurs essence
⚠️ Points faibles
- Fiabilité désastreuse du moteur diesel 2.0 D-4D (volant moteur, SCV, turbo)
- Problème de calculateur (ECU) sur les 2.0 essence à boîte automatique (coût élevé si la boîte est endommagée)
- Volume de coffre ridicule sur la version 3 portes (150 litres)
- Insonorisation perfectible sur autoroute (bruits d'air et de roulement)
- Porte de coffre à ouverture latérale (nécessite de l'espace à l'arrière)
- Consommation d'huile sur les premiers 1.8 VVT-i
🎯 Verdict
Le Toyota RAV4 XA20 est un 'Youngtimer' de choix, à condition de cibler la bonne version. Fuyez le 2.0 D-4D, dont les pannes coûteuses ruineront l'intérêt économique. Concentrez-vous sur les motorisations essence. Le 2.0 VVT-i en boîte manuelle est le choix roi : increvable, performant et doté d'une vraie transmission 4x4. Si vous optez pour une boîte automatique, privilégiez absolument un modèle restylé (fin 2003-2005) pour éviter le fameux bug du calculateur, ou exigez la facture de remplacement de l'ECU. Le 1.8 VVT-i est une alternative correcte pour la ville (2 roues motrices), mais attention à la consommation d'huile sur les modèles d'avant 2003.
Pannes récurrentes
Défaillance des sondes à oxygène (Lambda)
Moyenne
🔧 100 000 – 180 000 km
💶 150 – 350 €
Surveiller le témoin moteur ; un remplacement préventif peut améliorer la consommation.
Usure ou défaillance du convertisseur catalytique
Haute
🔧 150 000 – 250 000 km
💶 500 – 1 200 €
Assurer un bon entretien moteur pour prolonger sa durée de vie.
Fuites du système de direction assistée (pompe ou durites)
Moyenne
🔧 120 000 – 200 000 km
💶 300 – 700 €
Vérifier régulièrement le niveau de liquide de direction assistée.
Usure des composants de suspension (silentblocs, rotules, amortisseurs)
Moyenne
🔧 100 000 – 180 000 km
💶 300 – 600 €
Écouter les bruits anormaux et vérifier le comportement routier.
Consommation excessive d'huile moteur (principalement moteurs 2AZ-FE)
Moyenne
🔧 100 000 – 200 000 km
💶 150 – 400 € (diagnostic, remplacement PCV, surveillance)
Vérifier le niveau d'huile très régulièrement ; privilégier le 2.0L 1AZ-FE si possible.
Coûts d'entretien estimés
| Vidange huile |
100 – 180 € |
| Chaîne distribution |
800 – 1 500 € (si remplacement nécessaire, non routinier) |
| Embrayage |
900 – 1 600 € |
| Freins complets |
300 – 600 € |
| Budget annuel estimé |
700 – 1 400 € |
Estimations indicatives (garage indépendant, marché européen). Les tarifs varient selon la région et l'année.