Le Porsche Cayenne de première génération (Type 955 de 2002 à 2006, puis facelift Type 957 de 2007 à 2010) est le modèle qui a sauvé Porsche de la faillite. Développé conjointement avec le Volkswagen Touareg et l'Audi Q7 (plateforme PL71), il a choqué les puristes mais a connu un immense succès commercial. La motorisation Diesel, cible principale de cette fiche, n'a été introduite que très tardivement, en 2009, sur la phase 2 (957). Il s'agit du bloc 3.0 V6 TDI d'origine Volkswagen/Audi. Si le Cayenne I offre des prestations routières et tout-terrain exceptionnelles, son bilan de fiabilité global est médiocre, plombé par des défauts de conception majeurs sur les V8 essence (tubes de refroidissement) et une suspension pneumatique fragile. Le modèle Diesel de fin de carrière est paradoxaleme
Le Porsche Cayenne de première génération (955/957) est un véhicule à double tranchant. Si ses prestations dynamiques restent impressionnantes, son bilan de fiabilité est objectivement mauvais, confirmé par les statistiques de l'ADAC et du TÜV (18.5% de défauts majeurs). Les V8 essence de la phase 1 (955) sont à fuir à moins que les tubes de refroidissement n'aient été remplacés par de l'aluminium. Les V8 de la phase 2 (957) souffrent de rayures de cylindres fatales. Le cas du Diesel (3.0 V6 TDI 240 ch, 2009-2010) : C'est paradoxalement le choix le plus sûr de cette génération. Arrivé en fin de vie du modèle, il bénéficie d'une plateforme fiabilisée et d'un moteur VW/Audi éprouvé. Il faudra néanmoins surveiller les périphériques antipollution (FAP, EGR) et la suspension pneumatique (fuites fréquentes après 80 000 km). À acheter uniquement avec un historique d'entretien complet et un budget de réserve conséquent pour les pannes électroniques et pneumatiques.