Nissan Navara IV (D23) (2015 – 2025)
Score de fiabilité : 8.3/10
Le Nissan Navara de quatrième génération (D23 / NP300) marque un tournant dans le segment des pick-up en introduisant (sur les versions Double Cabine) une suspension arrière multibras à ressorts hélicoïdaux, offrant un confort de roulage proche de celui d'un SUV tout en conservant une capacité de remorquage de 3,5 tonnes. Il a servi de base technique au Renault Alaskan et au Mercedes-Benz Classe X. Robuste et polyvalent, il a corrigé les graves problèmes de châssis de la génération précédente (D40). Une importante mise à jour technique en 2019 a apporté des freins arrière à disques, une suspension renforcée et des moteurs mis aux normes Euro 6d-Temp. Note globale : Un excellent compromis confort/utilitaire, pénalisé en Europe par les contraintes des systèmes de dépollution (AdBlue/FAP) en
✅ Points forts
- Confort de roulement exceptionnel pour un pick-up (suspension arrière multibras sur Double Cabine)
- Capacité de remorquage maintenue à 3 500 kg
- Moteur 2.3 dCi bi-turbo (190 ch) performant et relativement sobre
- Boîte automatique à 7 rapports (Jatco) douce et fiable
- Châssis beaucoup plus résistant à la corrosion et aux contraintes que la génération D40
- Mise à jour de 2019 très pertinente (freins à disques arrière, charge utile augmentée)
⚠️ Points faibles
- Système de dépollution (FAP, EGR, AdBlue) capricieux si le véhicule fait trop de ville
- Suspension arrière des modèles pré-2019 qui s'écrase sous forte charge (Double Cabine)
- Qualité de certains plastiques intérieurs très utilitaires et sensibles aux rayures
- Direction lourde à basse vitesse (assistance hydraulique)
- Insonorisation moyenne à haute vitesse
🎯 Verdict
Le Nissan Navara D23 est un excellent choix dans la catégorie des pick-up de taille moyenne. Il a su effacer la mauvaise réputation de son prédécesseur (D40) concernant la fragilité du châssis. Son moteur 2.3 dCi (d'origine Renault) est mécaniquement très solide, bien que les périphériques de dépollution exigent des trajets routiers réguliers pour éviter les pannes coûteuses (FAP/AdBlue). Privilégiez fortement les modèles restylés à partir de fin 2019 : ils bénéficient de freins arrière à disques, d'une suspension arrière corrigée pour mieux supporter la charge, et d'un système multimédia modernisé.
Pannes récurrentes
Usure prématurée de l'embrayage (transmissions manuelles)
Moyenne
🔧 60 000 – 120 000 km
💶 900 – 1 600 €
Tester l'embrayage avant achat, surtout si le véhicule a tracté ou fait du tout-terrain.
Problèmes de FAP (Filtre à Particules) et vanne EGR
Moyenne
🔧 80 000 – 150 000 km
💶 800 – 1 800 €
Privilégier les longs trajets réguliers pour éviter l'encrassement du FAP et de l'EGR.
Bruits et usure des suspensions arrière (lames de ressort)
Faible
🔧 80 000 – 150 000 km
💶 600 – 1 200 €
Vérifier l'état des lames de ressort et des amortisseurs arrière, surtout si le véhicule a été chargé.
Corrosion du châssis
Moyenne
🔧 Dès 50 000 km (selon climat)
💶 500 – 1 500 €
Inspecter minutieusement le châssis pour la rouille, surtout dans les régions salines ou humides.
Coûts d'entretien estimés
| Vidange huile |
100 – 180 € |
| Chaîne distribution |
1 200 – 2 500 € (si remplacement nécessaire) |
| Embrayage |
900 – 1 600 € |
| Freins complets |
400 – 800 € |
| Budget annuel estimé |
800 – 1 600 € |
Estimations indicatives (garage indépendant, marché européen). Les tarifs varient selon la région et l'année.