KGM Rexton II (Y220) (2006 – 2017)
Score de fiabilité : 7.4/10
Le KGM / SsangYong Rexton II (Y220), qui englobe également le restylage profond nommé Rexton W (Y290) à partir de 2012, est un SUV familial à vocation de véritable franchisseur. Reposant sur un robuste châssis échelle, il se distingue par l'utilisation de technologies sous licence Mercedes-Benz (moteurs et boîtes de vitesses). Bien que le marché européen ait été inondé par les motorisations diesels, les versions essence (qui font l'objet de notre focus) sont particulièrement recherchées par les connaisseurs pour leur fiabilité exceptionnelle, héritée des blocs Mercedes des années 90. C'est un véhicule lourd, rustique, excellent tracteur, mais dont le comportement routier reste pataud comparé aux SUV monocoques modernes. Note globale : un excellent choix d'occasion pour tracter ou faire du
✅ Points forts
- Fiabilité exceptionnelle des moteurs essence (architecture Mercedes-Benz M104 et M111)
- Capacités de franchissement réelles (châssis échelle, boîte courte, pont rigide à l'arrière sur certaines versions)
- Capacité de remorquage impressionnante (jusqu'à 3 200 kg)
- Espace à bord généreux (disponible en 7 places)
- Boîte automatique 5 rapports (T-Tronic / MB 722.6) extrêmement robuste si vidangée
- Rapport prix/prestations imbattable sur le marché de l'occasion
⚠️ Points faibles
- Consommation de carburant astronomique sur le 3.2L essence (difficile de descendre sous les 13L/100km)
- Comportement routier daté (prise de roulis, direction floue, freinage juste)
- Qualité des plastiques intérieurs et assemblages perfectibles (bruits parasites)
- Sensibilité à la corrosion du châssis échelle (véhicules de montagne ou bord de mer)
- Réseau de concessionnaires KGM/SsangYong clairsemé pour les pièces spécifiques
- Fiabilité désastreuse du système d'injection Delphi sur les diesels 2.7L
🎯 Verdict
Le SsangYong Rexton II est un paradoxe. Si vous optez pour les motorisations diesels 2.7L (les plus courantes), le risque de pannes coûteuses (injecteurs) est élevé. En revanche, si vous dénichez une rare version essence 3.2L, vous achetez un véhicule à la fiabilité mécanique quasi-infaillible, propulsé par un cœur de Mercedes Classe S des années 90. C'est le choix parfait pour tracter un van à chevaux ou un bateau sur de courtes distances, ou pour une conversion au bioéthanol (E85) / GPL afin de contrer sa consommation gargantuesque. L'achat est recommandé à condition d'inspecter rigoureusement le châssis pour la rouille et de s'assurer que la boîte de transfert 4x4 fonctionne.
Pannes récurrentes
Fuites d'huile moteur (joints de cache-culbuteurs, carter d'huile)
Moyenne
🔧 100 000 – 180 000 km
💶 200 – 600 €
Vérifier régulièrement le niveau d'huile et l'absence de taches sous le véhicule.
Défaillance des bobines d'allumage ou des bougies
Moyenne
🔧 80 000 – 150 000 km
💶 300 – 700 €
Remplacer les bougies et vérifier les bobines à l'entretien préconisé.
Usure prématurée des composants de suspension (rotules, silentblocs)
Moyenne
🔧 80 000 – 160 000 km
💶 400 – 900 €
Inspecter les rotules et silentblocs lors des révisions pour éviter l'usure prématurée.
Dégradation des capteurs d'oxygène (Lambda)
Faible
🔧 120 000 – 200 000 km
💶 200 – 450 €
Surveiller la consommation et le voyant moteur; remplacer si nécessaire pour l'efficacité.
Problèmes de platine électronique de boîte automatique (Mercedes 722.6)
Haute
🔧 150 000 – 250 000 km
💶 800 – 1 800 €
Vidanger la boîte automatique tous les 60 000 km avec l'huile et filtre appropriés.
Coûts d'entretien estimés
| Vidange huile |
120 – 200 € |
| Chaîne distribution |
800 – 1 500 € |
| Freins complets |
400 – 750 € |
| Budget annuel estimé |
800 – 1 600 € |
Estimations indicatives (garage indépendant, marché européen). Les tarifs varient selon la région et l'année.