La Peugeot 508 de première génération (nom de code interne W2, 8D pour la berline, 8E pour le break SW) a eu la lourde tâche de remplacer simultanément la 407 et la 607. Elle marque une montée en gamme significative pour Peugeot avec une finition soignée, une excellente insonorisation et un comportement routier impérial, fidèle à la réputation de la marque (train avant à double triangulation sur les versions GT, pseudo-MacPherson sur les autres). Restylée en 2014, elle a modernisé sa face avant et mis à jour ses motorisations pour répondre à la norme Euro 6. Si ses qualités routières sont indéniables, sa fiabilité globale a été lourdement entachée par les déboires des moteurs essence « Prince » (1.6 THP) de première génération et, plus tard, par les systèmes de dépollution des diesels Blue
La Peugeot 508 I est une excellente routière, mais son bilan fiabilité est très contrasté selon la motorisation choisie. Si vous cherchez une essence, fuyez absolument le 1.6 THP 156 ch et le 1.6 VTi 120 ch, dont les avaries de chaîne de distribution et de consommation d'huile peuvent ruiner votre budget. Tournez-vous impérativement vers une version restylée équipée du 1.6 THP 165 ch, infiniment plus fiable et très agréable à mener. En diesel, les anciens 2.0 HDi (140/163) sont des monstres de robustesse. Les versions BlueHDi plus récentes sont excellentes mécaniquement mais nécessitent de prévoir un budget pour l'inévitable remplacement du réservoir AdBlue. Évitez les boîtes pilotées BMP6/ETG6 au profit des boîtes manuelles ou automatiques EAT6.