La BMW Série 5 E60 (berline) et E61 (break/Touring) marque une rupture stylistique majeure sous l'ère Chris Bangle. Elle introduit une pléthore de nouvelles technologies (iDrive, affichage tête haute, direction active, barres anti-roulis actives Dynamic Drive) et fait un usage intensif de l'aluminium (bloc avant). Si ses qualités dynamiques et son confort sont indéniables, cette génération est réputée pour sa complexité électronique et la variabilité extrême de sa fiabilité selon les motorisations. Le restylage (LCI) de mars 2007 améliore la finition intérieure, fiabilise l'électronique (passage progressif du système iDrive CCC au CIC), mais introduit de nouvelles motorisations essence à injection directe (N53) et diesel (N47) qui apporteront leur propre lot de problèmes coûteux.
La BMW Série 5 E60/E61 est une voiture clivante. Magnifique routière, elle peut se transformer en gouffre financier si elle est mal choisie. Le verdict dépend entièrement de la motorisation. Pour un achat serein, privilégiez les 6 cylindres essence à injection indirecte (525i/530i en M54 ou N52) ou les robustes 6 cylindres diesels (525d/530d en M57), à condition de supprimer les clapets d'admission et de vérifier l'historique de boîte auto. Fuyez les diesels N47 (520d post-2007) à cause de la chaîne de distribution, les essences N53 (post-2007) pour leurs problèmes d'injection directe, et les V8 (N62) à moins d'avoir un budget réparation équivalent au prix d'achat de la voiture. L'électronique reste le talon d'Achille de cette génération : une inspection minutieuse de tous les équipements et de l'étanchéité du coffre (surtout sur le break E61) est obligatoire.