L'Audi A4 B7 (Type 8E pour la berline/break Avant, 8H pour le cabriolet) n'est pas une génération entièrement nouvelle, mais un profond restylage de la B6 (plateforme PL46). Elle inaugure la calandre Singleframe, une direction recalibrée, des suspensions révisées et de nouvelles motorisations (introduction des blocs FSI/TFSI en essence et évolution des TDI). Bien que sa qualité de finition intérieure reste une référence absolue de l'époque, cette génération est marquée par une transition technologique complexe, notamment sur les moteurs diesels 2.0 TDI à injecteurs-pompes, qui ont gravement entaché la réputation de fiabilité de la marque. La note globale de fiabilité est fortement polarisée : excellente sur les anciennes motorisations (1.9 TDI, 1.8T), très risquée sur les nouvelles (2.0 TD
L'Audi A4 B7 est une voiture à deux visages. Si vous cherchez un diesel économique et indestructible, le 1.9 TDI 115 ch en boîte manuelle est un choix en or. À l'inverse, les très répandus 2.0 TDI (140 et 170 ch) sont de véritables nids à chagrin (pompe à huile, culasse, injecteurs) et doivent être évités à moins d'avoir un dossier de factures épais comme un annuaire prouvant que tous les défauts chroniques ont été corrigés. Les V6 TDI offrent un agrément royal mais exigent un budget d'entretien premium (attention aux chaînes). En essence, le 1.8T reste le compromis le plus sûr. Règle d'or absolue sur cette génération : fuyez la boîte automatique Multitronic, privilégiez la boîte manuelle ou la Tiptronic (uniquement associée au Quattro).